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15/11/2014

A PROPOS DE LA CANONISATION DES PERES JESUITES – DOCUMENTS.

A PROPOS DE LA CANONISATION DES PERES JESUITES – DOCUMENTS.

État des lieux provisoire de nos recherches au 15 novembre 2014. 

Memoire martyrs.jpg

Peu de documents peuvent se trouver sur le web aussi est-ce une présentation des rares éléments glanés ici ou là que nous proposons ici.

Cette recension se poursuivra au gré de nos rencontres. Bien entendu, nous remercions d’avance celles et ceux qui pourraient nous apporter d’autres compléments.

oOo

Le premier document faisant état d’une procédure concernant la canonisation des cinq pères jésuites, remonte au 22 avril 1893 et est publiée dans le N°16 de La Semaine religieuse du Diocèse de Rouen. Dans ce document, il est précisé que le second acte des procédures commencera le 15 avril 1893. Et aussitôt, le texte indique que « La première série des procédures a eu lieu à Paris, par les soins d’une commission d’enquête, qu’institua, le 16 octobre 1872, l’Archevêque de Paris. »

C’est donc relativement rapidement que les autorités religieuses se sont penché sur cette cause. Certains écrits, comme notamment les Grâces et guérisons extraordinaires attribuées à l’intercession des PP. Olivaint, Ducoudray, Caubert, Clerc et de Bengy de la Compagnie de Jésus, mis à mort sous la Commune (1871) – dont une édition paraît en 1874 (mais d’autres éditions sans date de parution sont également signalées, sans doutes des éditions antérieures à 1874 ?) – montrent que très tôt la mort des pères jésuites a eu des suites surnaturelles.

Le deuxième document que nous présentons est daté de 1902. Il s’agit de l’Annuaire pontifical catholique, par Mgr Battandier. Dans cet Annuaire l’auteur publie un fragment de catalogue réalisé par le R.P. Beggari, postulateur général des causes de la Compagnie de Jésus. Cet extrait donne une explication probable à la lenteur voire la suspension de la cause.

Il faut attendre ensuite 1937 pour que la revue Études, dans son numéro de décembre, lance un appel à ses lecteurs, pour recueillir des témoignages, en vue du procès apostolique pour la cause de béatification des cinq pères. Cette recherche va être soutenue par le Cardinal Jean Verdier (1864-1940) qui publie une lettre dans la Semaine religieuse de Paris, « prescrivant la recherche des écrits des serviteurs de Dieu. »[1]

Cette cause aurait été introduite à Rome le 17 février 1937[2]. Nous n’avons pu retrouver d’autre confirmation de cette date. Toutefois, le journal La Croix, dans son numéro du 3 juin 1937, annonce que « la Congrégation des Rites a émis le décret d’introduction de la cause de béatification des Jésuites massacrés en mai 1871 sous la Commune, les RR. PP. Pierre Olivaint, Léon Ducoudray, Alexis Clerc, Jean Caubert et Anatole de Bengy. »

N’étant pas féru des procédures en vigueur, c’est en l’état que nous livrons ces informations qui mériteraient plus de précisions. De même nous ignorons l’état d’avancement de la cause, si tant est que cette cause est toujours ouverte. La lenteur n’est malheureusement pas rare

La dernière information dont nous disposons remonte à 1971 ! C’est une note accompagnant un article intitulé La Commune de Paris et paru dans la revue Etude de juin 1971. Cet article est écrit par le R.P. Joseph Lecler, vice-postulateur de la cause. Mais sur l’avancée de la cause, l’article ne nous apporte pas grand-chose sinon que l’auteur en parle comme d’un dossier toujours ouvert mais, toujours selon cette note, la cause aurait été élargie à l’ensemble des prêtres et religieux morts pendant la Commune. Nous citons cette note de Joseph Lecler : « Depuis la dernière guerre, on a entrepris le procès apostolique de Mgr Darboy, archevêque de Paris, et des otages religieux de la Commune. Nous avons été chargés nous-mêmes de rassembler les témoignages relatifs au Père Olivaint, jésuite, et à ses quatre confrères, les pères Ducoudray, Clerc, Caubert et de Bengy. »

En guise de conclusion à cet état des lieux provisoire, nous citerons cette prière pour les pères Jésuite qui – peut-être – fera avance la cause ? 

PRIERE
POUR OBTENIR LA BEATIFICATION
DES PERES S. J
OLIVAIN, DUCOUDRAY, CLERC, CAUBERT et de BENGY

massacrés à Paris
à la Roquette le 24 mai
ou rue Haxo le 26 mai 1871

oOo

"Ibant Gaudentes"

 

Seigneur qui avez dit : Quiconque me glorifiera je le glorifierai à mon tour ; daignez de vous souvenirs de vos serviteurs Pierre OLLIVAINT, Léon DUCOUDRAY, Alexis CLERC, Jean CAUBERT et Anatole de BENGY.

Nous les avons vus, fiers du Nom de Jésus, marcher calmes et radieux sous les outrages, bénir leur captivité comme une sainte retraite et, dans leur joie de mourir pour Vous, s'offrir d'eux-mêmes aux coups de leurs bourreaux.

 

Ils Vous ont glorifié, Seigneur, glorifiez-les. Hâtez le jour où l'Eglise, les élevant sur les Autels, proposera en exemple leur force à nos faiblesses, leur sérénité à nos craintes, leur sublime amour à notre médiocrité.

 

Nous Vous en conjurons par leur Chef Votre Fils et notre Roi, Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

oOo

 

avec l'approbation de l'Ordinaire

Oeuvre des Otages, dépositaire 85, rue Haxo Paris, XX

 

 

DOCUMENT N°1 :

Source : La Semaine religieuse du Diocèse de Rouen, samedi 22 avril 1893, 27e année, N°16.

DIOCÈSES DE FRANCE.

(Revue des SEMAINES et des journaux.)

————

cinq martyrs.

 

La semaine dernière a commencé à Rome le second acte des procédures concernant la canonisation de cinq Français, nos contemporains : les PP. Olivaint, Ducoudray, Caubert, Clerc et de Bengy, martyrisés sous la Commune.

La première série des procédures a eu lieu à Paris, par les soins d’une commission d’enquête, qu’institua, le 16 octobre 1872, l’Archevêque de Paris. Après vingt ans d’informations canoniques , la congrégation romaine compétente est officiellement saisie. Son premier examen aura lieu le 15 avril.

Remarque qui n’est pas sans intérêt : trois des futurs canonisés sont, par l’origine, des universitaires parisiens.

Pierre Olivaint a été un normalien, licencié ès lettres et agrégé d’histoire. Élève, il a étudié avec le plus grand succès au lycée Charlemagne ; professeur, il fut envoyé quelque temps au lycée de Grenoble , puis revint à Paris au collège Bourbon. Et quand, à trente ans, il quitta le monde pour se faire Jésuite, c’est encore à l’enseignement qu’il s’adonna ; il entra, en 1852, au collège de Vaugirard, il en devint recteur quatre ans après, et il y demeura jusqu’en 1865.

Un souvenir de l’Université vint retrouver le P. Olivaint dans sa prison de la Roquette à la veille de l’exécution. Il rencontra pendant la récréation, dans la cour des détenus, un compagnon de captivité, le proviseur du petit lycée Louis-le-Grand, à Vanves, M. Chevriot, un ancien camarade de l’École normale. Ils ne s’étaient pas revus depuis trente-quatre ans ; ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre, et les évocations de la jeunesse charmèrent les heures rares que le P. Olivaint ne donnait pas à Dieu.

Un second martyr, Alexis Clerc, a fait ses études au collège Henri IV, qui le conduisit à l’Ecole polytechnique. C’est donc l’Université qui l’a préparé à la carrière de la marine, qu’il a suivie treize ans avec honneur.

Lieutenant de vaisseau, il se présente à trente-cinq ans au noviciat des Jésuites et il se consacre pendant plusieurs années à l’enseignement supérieur dans l’école de la rue des Postes. Il fit ses vœux de profession en mars 1871, et il tomba sous les balles deux mois après.

Un troisième martyr est également élève de l’Université : c’est Jean Caubert. Il a fait toutes ses classes au collège Louis-le-Grand, et a passé trois ans à l’École de droit.

Il était avocat depuis sept ans, quand il entra au noviciat des Jésuites. Il a été longtemps employé rue des Postes à l’école des jeunes gens. Il faisait partie de la communauté de la rue de Sèvres , lors des arrestations.

Les deux autres victimes associées dans le même procès de canonisation, Léon Ducoudray et Anatole de Bengy, ne tiennent pas à l’Université. Le premier fut élève du petit Séminaire de Paris, que dirigeait alors Mgr Dupanloup ; il n’entra au noviciat des Jésuites qu’après s’être fait recevoir docteur en droit. Il était depuis quatre ans recteur de la rue des Postes quand survint la Commune. Le second était élève de Brugelette. En 1856, il avait fait partie de l’expédition de Crimée comme aumônier militaire. En 1870, il avait sollicité et obtenu la même faveur de se consacrer aux ambulances de la banlieue. On l’arrêta rue des Postes, parce qu’on lui trouva un nom à faire « couper le coup » !

On sait qu’au lendemain des exécutions les restes de ces cinq victimes , pieusement exhumés des fosses où les avaient jetés les bourreaux, furent placés dans un caveau du cimetière Montparnasse, puis transférés dans la Chapelle du Jésus, rue de Sèvres, sous cinq dalles de marbre blanc, que la piété et la reconnaissance couvrent quotidiennement de fleurs et de couronnes.

On conserve au même lieu un touchant souvenir des martyrs de la Commune, de leur captivité à Mazas. C’est un petit musée des objets qui meublaient leurs cellules de prisonniers : leurs hamacs de nuit, leurs chaises de paille rivées à la petite table par des chaînes de fer, leurs bidons, leurs gobelets, leurs cuillères de bois, leurs portraits, leurs autographes, des lambeaux de vêtements, des instruments de pénitence, et les petites boîtes qui servaient à leur porter le saint Sacrement.

Beaucoup affirment devoir aux victimes de 1871, à leur intercession, des grâces, de miraculeux bienfaits, des guérisons. C’est précisément tout cela qui fait la matière du procès pendant. Il commence à Rome pour cinq des martyrs. D’autres assurément leur seront joints dans l’instance canonique, puisque ces cinq ne sont pas les seuls qui aient été massacrés en haine de Dieu durant les jours néfastes. Ils ne seront que l’avant-garde d’un triomphant cortège, qui garantit à la France le pardon du ciel.

—————

- Notice complète :

Titre : La Semaine religieuse du Diocèse de Rouen

Auteur : Eglise catholique. Diocèse (Rouen)

Éditeur : [s.n.?] (Rouen)

Date d’édition : 1867-1907

Type : texte,publication en série imprimée

Identifiant : ark :/12148/cb328670913/date

Relation : http ://catalogue.bnf.fr/ark :/12148/cb328670913

 

 

DOCUMENT N°2 :

 [p. 518-521]

ANNUAIRE PONTIFICAL CATHOLIQUE

Ve Année – Année 1902

 

[ Extraits ]

 

ÉTAT DES CAUSES

DES VÉNÉRABLES DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS

Nous extrayons ce fragment de catalogue d’une très intéressante publication faite par le R. P. Beggari, postulateur général des causes de la Compagnie de Jésus et intitulé Catalogus Sanctorum, Beatorum, Venerabilium et Servorum Dei e Societate Jesu cum statu causarum beatificationis et canonizationis eorumdem ineunte sæculo vigesimo. Curavit. G. B. soc. Jesu.

Ce Catalogue renferme d’abord un exposé, court il est vrai, mais très clair, des différentes phases par lesquelles passe un procès de béatification en cour de Rome. Il contient ensuite le catalogue des saints, bienheureux et vénérables appartenant à cette illustre Compagnie, et enfin l’état des causes des serviteurs de Dieu dont elle poursuit le procès.

Au moment où les Jésuites sont plus que les autres exposés à la persécution, il est consolant de contempler la grande quantité de saints et illustres personnages que cet Ordre croit dignes des honneurs des autels, et l’on voit combien est injuste le mouvement dirigé par la Franc-Maçonnerie qui voudrait faire disparaître de la face de la terre l’admirable Institut auquel nous devons une telle pléiade de serviteurs de Dieu.

 

Causes déjà en cour de Rome.

[…]

[p. 520]

Pierre Olivaint et ses compagnons, martyrisés sous la Commune les 25 et 26 mai 1871[3]. Les compagnons du R. P. Olivaint sont le R. P. Ducoudray, Alexis Clerc, Jean Caubert et Anatole de Bengy. — La Congrégation pour l’introduction de la cause a déjà eu lieu, mais le Souverain Pontife s’est réservé la promulgation du décret. L’abbé Boissonot, dans la Vie du cardinal Meignan[4], parle des raisons qui, selon lui, auraient fait suspendre cette cause. Le cardinal Meignan, auquel il semble juste d’en attribuer la responsabilité, réclamait parce qu’introduire cette cause avant celle de Mgr Darboy, aurait été outrageant pour l’archevêque de Paris. De plus, le cardinal ajoutait que cette introduction aurait en France un effet qui contrarierait le développement des directions pontificales au point de vue politique. Tels sont les motifs que le cardinal Meignan fit valoir auprès du Souverain Pontife ; mais si la suspension a eu lieu, rien ne nous prouve que Léon XIII se soit basé précisément sur ces motifs pour la décréter.

 

- Notice complète:

Titre : Annuaire pontifical catholique (Paris) – Ve année — Année 1902

Titre : Annuaire pontifical catholique / fondateur Mgr A. Battandier

Éditeur : Maison de la Bonne Presse (Paris)

Date d’édition : 1898-1948

Identifiant : ark:/12148/cb32698536v/date

Identifiant : ISSN 11537299

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32698536v

 

 

DOCUMENT N°3 :

 

Etudes, 5 Décembre 1937 (p. 682).

 

En vue du procès apostolique pour la cause de béatification des RR. PP. Olivaint, Ducoudray, Caubert, de Bengy et Clerc, de la Compagnie de Jésus, mis à mort pour la foi, sous la Commune, à la Roquette et à la rue Haxo, les 24 et 26 mai 1871, le R. P. Lecler, vice-postulateur de la cause, serait heureux d’entrer en relations avec les personnes qui ont connu l’un ou l’autre des serviteurs de Dieu et peuvent apporter sur leur vie, sur leur emprisonnement ou sur leur martyre, un témoignage substantiel. Tout procès de béatification comportant également l’examen des écrits, les personnes qui seraient en possession de lettres autographes de l’un ou de l’autre des martyrs sont priées d’en envoyer une copie au vice-postulateur après l’avoir fait authentiquer par l’évêché du lieu[5].

 ————

 - Notice complète:

Titre : Études (1897)

Titre : Études / publiées par des Pères de la Compagnie de Jésus

Auteur : Compagnie de Jésus

Éditeur : V. Retaux (Paris)

Date d’édition : 1897-1940

Contributeur : Grandmaison, Léonce de (1868-1927). Directeur de publication

Identifiant : ark:/12148/cb34348593d/date

Identifiant : ISSN 09945954

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34348593d

Description : Périodicité : Bimensuel

 

 



[1] La publication de cette lettre est mentionnée dans La Semaine Religieuse du Diocèse de Quimper et de Léon, dans son numéro 1, daté du vendredi 7 janvier 1938.

[2] Cf. Le blog (en anglais) Jesuit Restoration 2014  : http://www.sj2014.net/blog/archives/05-2014

[3] En ce qui concerne les RR.PP Ducoudray, De Bengy, Caubert et Clerc, la date exacte est le 24 mai 1871 [ndlr]

[4] BOISSONOT, Henri : Le Cardinal Meignan, par l'abbé Henri Boissonnot, son secrétaire intime, Paris Victor Lecoffre, 1899 (558 pages). [ndlr]

[5]Toute correspondance devra être adressée au R. P. Lecler, 15, rue Monsieur, Paris (7°).

12/11/2014

Review of "Acts of the Captivity" (1872)

Another review about a book on Alexis Clerc, published in 1872 in the Dublin Review:

DUBLIN REVIEW.
VOL. XVIII. NEW SERIES.JANUARY—JUNE, 1872

Dublin Review 1872.jpg

 

Notice of Books:

 

Acts of the Captivity and Death of the Fathers Olivaint and four others of the Society of Jesus.Translated from the French of Father De Ponlevoy. London: Burns, Oates, & Co. (pp. 106.)

 

This most interesting little book, which may be truly so characterizedfrom its mode of treatment as well as from the subject itself, gives us,in details which would be painfully vivid were we not reading of martyrdom,the deaths of five Jesuit Fathers, shot in Paris during the last hours of theCommune. Père de Ponlevoy writes as might be expected from him, of thesehis brethren in many a long year of religious obedience and apostolic labour. There is, throughout, both in the narrator and in those of whom he writes,the union of two qualities, each of them an enigma to the world, and in theirconjunction absolutely incomprehensible. We see the mortified equanimityof one who has long since resigned his will into the hands of his Lord, togetherwith the fervent brotherly charity of a heart detached and spiritualized, andtherefore the seat of a supernatural ardent love for all, “especially for thosewho are of the household of the faith.” We should therefore greatly desireto see this little book in the hands of all who remain under the misconceptionof supposing that a priest, and especially a Jesuit, must needs be a heartlessand soulless automaton, who having surrendered his will once for all, hasported thereby with every feeling of affectionate regard for his brother-man. It is no such “smooth savage,” to use an expression of the poet Coleridge’s, who indites these feeling, breathing lines; who, while he records the trials,sufferings, triumphs of his brethren in religion, rejoices and weeps by turns.We must deny ourselves the pleasure of making extracts that solicit us atevery point as we turn over time pages; and merely say that the “Acts”consist of seven chapters; viz.—Biographical Notices—Preliminary Movements—The Arrests—The Conciergerie—Mazas—La Roquette and the Executions—Epilogue.

One of the most thrilling parts of this narrative is the account given of theentrance of our Lord in the Most Holy Eucharist into the prison of Mazas. This greatest of consolations for the captives preparing for their martyrdomwas planned, and successfully accomplished, notwithstanding manifold difficulties. How ardently it had been longed and waited for we are not left toimagine. “Six Sundays,” wrote P. Olivaint, “passed in darkness. Howmany days without going up to the altar! Ah, when we are deprived of ablessing, how much better we feel its value.” (p. 59.) Again : —

“How manifest it is to me that the Lord has conducted all! I am at theforty-first day of my retreat. After to-day, I shall only meditate on theEucharist Is not that the best way of consoling myself for not being ableto say Mass? If I was a little bird, I would go every morning to hear Masssomewhere, and would afterwards return willingly into my cage. Say manythings for me to all. A word particularly to Armand. How I think ofhim! He suffers more than I do, I am sure, and his friends also.

“It was only towards the middle of the day that the little pots and littleboxes, so long expected arrived at Mazas. There was one each for Father Olivaint, Father Ducoudray, and Father Clerc, but none, alas! this time for Father Caubert and Father de Bengy; it had not been possible to makearrangements on their side. Each of the three privileged Fathers receivedfour hosts, amid each of them could thus preserve and carry on his heart, asupon a living altar, the God of his heart and his portion for eternity.

“The prisoners had been forewarned of this ingenuous and daring attempt,and were to give notice at once of its success. Father Olivaint hastens to send this note on the evening of the 15th:—’ I did not expect anything moreto-day. My surprise, and I will say, my consolation, was all the greater.Thank you again and again, a thousand thanks! I have been occupied a longtime on the Holy Ghost in my retreat; now I will only meditate on theEucharist.” (pp. 61, 6g.)

We will record a sentence from the words spoken by one of their ownpupils over the martyred bodies of these Fathers, when they were found andhonourably interred, on the entrance of the troops and the extinction of theCommune. And then we take a reluctant leave of this little volume, withthe single unfavourable remark, as regards the translation, that It might havepreserved a substantial fidelity to the original, and yet have been less constrainedly French. There are expressions of true good English, all but literalsynonyms to words here employed, but missed (as it seems to us) by thetranslator, which would have rescued his—or perhaps her—work from thisfriendly criticism, and rendered it a more scholarly production. But thegift of really good translation, especially from the French, is almost as rareas that of really good poetry; with this favourable difference between the two departments of literature, that mediocrity is not intolerable in the one asin the other. Let us be thankful for what we get: only, it is a pity, as faras it goes, if we might have had better with a little more pains.

Over their bodies, then,—may we not say their relics, as Père de Ponlevoy entitles his narrative their “Acts”? —the following most true words wereuttered: —

“That these poor Fathers desired, the end they pursued, was to form forFrance a Christian youth. They knew that, if in the heart of a child is found, innate, so to say, the love of family, and the love of country, all that is veryweak, very capricious, very frail, without the love of God; and then, in themorning of our lives, they received us from the hands of our parents, tostrengthen that which in us was only instinct, by principles which wouldrender us one day capable of devotedness, by teaching us the law of sacrifice,so severe, and yet so consoling. But in opposition to our masters, in themidst of the rending of our unhappy country, men have been found capable ofevery crime. These men have said to themselves— ‘In order that societymay become an easy prey to us, we must have a society without God;’ andfinding themselves the strongest for several hours, they have killed those whowere preparing a race of Christians for France,” (p. 101.)

————

 

DUBLIN REVIEW.

 

LONDON:BURNS, OATES, & CO., 17 & 18, PORTMAN STREET,AND 63 PATERNOSI’RR ROW. / DERBY: RICHARDSON & SONS. / DUBLIN: JAMES DUFFY; W. B. KELLY; Me GLASHAN& GILL / BALTIMORE: KELLY, PIET & CO. / MONTREAL, CANADA: SADLER & CO. / 1872.

08/11/2014

Curiosité

Dans l’édition de 1878 du fameux guide Baedeker on trouve, à la fin du chapitre 16, consacré au Cimetière du Père Lachaise, un bref récit des massacres de la Roquette et de la Rue Haxo :

Baedeker Paris 1878.jpg

 

« La prison de la Roquette a été le théâtre de l’un des crimes les plus abominables des communards, en 1871. Dans la soirée du 24 mai, Ferré, le « délégué à la sûreté » et le soi-disant préfet de police, qui avait le matin même mis le feu à la Préfecture (p. 224), se présenta à la prison, et annonça l’intention de la Commune d’user de représailles pour la mort de six des siens tués par les troupes, en faisant fusiller six des otages détenus dans cette prison. Les victimes choisies furent Mgr. Darboy, le vénérable archevêque de Paris:, le président Bonjean, l’abbé Allard, le père Ducoudray, supérieur de l’école Ste-Geneviève ; le père Clerc et l’abbé Deguerry, curé de la Madeleine. Ces hommes, entièrement innocents et inoffensifs, furent grossièrement insultés par les gardes nationaux et conduits dans le préau, en face de l’infirmerie de la prison, où ils furent immédiatement fusillés. Les 26 et 27 mai, 87 personnes emprisonnées à la Roquette sous différents prétextes y furent également fusillées, et la nuit du 26, 28 gendarmes en furent extraits et conduits au Père-Lachaise, où ils partagèrent le même sort. Dans l’après-midi du 27, Ferré mit en liberté tous les condamnés que renfermait la prison et leur fit donner des armes. Alors commença un massacre général de ceux qui avaient été emprisonnées par la Commune, parmi lesquels périrent de nouveau 70 gendarmes. L’approche des troupes mit heureusement fin à ces massacres. » (p. 203)

 

In Paris et ses environs avec les principaux itinéraires entre les pays limitrophes de la France et Paris : manuel du voyageur (5e éd. revue et augmentée), par Karl Baedeker, Leipzig, K. Baedeker, 1878, 1 vol. (XXII-363-22 p.) : 2 cartes, 9 plans ; in-16.

Disponible sur Gallica : identifiant : ark:/12148/bpt6k5401593n