UA-67297777-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/11/2014

Ch. Daniel's book review

Voici une recension parue dans la revue The Catholic World (New York) de la traduction du livre du Père Charles Daniel, sj. Cela montre, s'il en était besoin, l'écho qu'ont eu à l'étranger les drames de la Commune et, plus précisément, le martyr du Père Alexis Clerc, dont toute la vie fut, depuis sa conversion jusqu'à sa mort héroïque, exemplaire.

 

Review

LIFE OF FATHER ALEXIS CLERC, S.J., SAILOR AND MARTYR. By Rev. Father Charles Daniel, S.J. New York : D. & J. Sadlier & Co. 1880.

 

Alexis Clerc cover (red).jpg

We have read through this life of Father Clerc and have found it most interesting and edifying. It depicts the career of a man of our own day who had to contend with the most adverse influences, but who, being faithful to the inspirations of divine grace, overcame them all and obtained at last the martyr's crown.

Father Clerc reached the age of thirteen under the influence of a devoted and pious mother, but the religious impressions derived from her were soon smothered by the infidelity and hatred of religion prevailing in the state schools, to which he was sent by his father. After graduating at the Polytechnic he chose a career in the navy. For a little while he led a rather reckless life, like the rest of the midshipmen with whom he was thrown, but the sight of the heroism and self-sacrificing life of some French missionaries to the Gambier Islands in the South Seas aroused him to more noble thoughts, and then, after a long and difficult struggle of some years between these and the evil influence of former habits and irreligious companions, he finally emancipated himself from the slavery of vice and devoted himself henceforth to the service of God with his whole heart. He found his happiness in the exact performance of his duty as an officer, in studying the works of St. Thomas, and in the exercise of much prayer and communion with God. His piety was not sour or morose ; on the contrary, he appears to have been uniformly cheerful, and with a playful, innocent humor which made him a universal favorite with his associates in the navy. In this way he was the means of many conversions, and several of his companions, like himself, renounced their worldly prospects to devote themselves to a religious life.

The grace of God kept leading Father Clerc higher and higher, until, after ripe and mature deliberation, he came to the irrevocable determination to quit the navy and join the Society of Jesus. Then he practised for some years the virtues of humility and obedience in a way to edify all his companions, though hidden from the eyes of the world. God, as a reward for his faithfulness, selected him for martyrdom. He was shot, in company with the Archbishop of Paris and other eminent ecclesiastics, by the Communists in their rage when the city of Paris was taken from them. One cannot peruse this life without being strongly moved to follow Father Clerc's example. Father Daniel has faithfully collected the incidents of his life, many of his letters and the testimonies of the friends who knew and loved him, and has thus given us a most interesting biography which will well repay any one who will read it.

  

THE CATHOLIC WORLD.
A Monthly Magazine of General Literature and Science
Vol. XXXII. October, 1880, to March, 1881,

(pp. 719-720)

New York: The Catholic Publication Society Co., 9 Barclay Street, 1881.
Copyright, 1880, by I. T. HECKER.
 

Source:

https://archive.org/stream/catholicworld32pauluoft#page/n3/mode/2up

04/11/2014

Le Livret des prêtres

Identifiant : ark:/12148/cb32838064t/date

Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l’homme, 8-R-20136

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32838064t

Provenance : bnf.fr


 

 

Petite revue.jpg

LE LIVRET DES PRÊTRES

——————

 

Pour répondre aux attaques de jour en jour plus acharnées des ennemis du prêtre bornons-nous à publier la liste suivante.

Bien qu’elle ne constitue qu’une simple page du livre d’honneur du clergé français, elle a son éloquence, et prouvera que le prêtre, le moment venu, sait faire son devoir héroïquement.

— Le curé de Gunstett, fusillé pour n’avoir pas voulu servir de guide à l’ennemi.

— L’abbé Henri Gros, aumônier militaire du 6ebataillon des mobiles de la Seine, tué, à sa place de bataille, au plateau d’Avron.

— L’abbé Fouqueray, tué parmi les zouaves pontificaux, en gravissant avec eux, sous la mitraille, les pentes du plateau d’Auvours.

— L’abbé Allard, blessé à Buzenval, pendant qu’une canne à la main, il entraînait, au feu les soldats de son bataillon, en leur criant « Allons, mes amis, en avant, et vive la France ! »

— Le curé de Moigny, attaché par les poignets, et traîné par deux uhlans au galop de leurs chevaux, sur la route, pour avoir appelé aux armes une troupe de francs-tireurs et les avoir conduits dans une position favorable au combat.

— L’abbé Cor, curé d’un village des Ardennes, lié à la queue d’un cheval, traîné sur les chemins et abandonné dans un fossé, pour avoir guidé la marche de l’armée française.

— L’abbé Frérot, percé de deux coups de baïonnette pendant qu’il donnait a un soldat mourant les secours de la religion.

— Le curé de Bue, frappé et condamné à être pendu pour avoir refusé d’indiquer à un général prussien la direction prise par l’armée de l’Est.

— Le curé des Horties, venant remplacer, en face du peloton d’exécution, un des six paysans condamnés à être fusillés dans sa paroisse.

— L’abbé Le Goaves, aumônier des mobilisés du Finistère, tué sur le champ de bataille en soignant un blessé.

— L’abbé Miroy, fusillé prés de Reims, par les Prussiens, pour avoir commis « le crime de trahison envers les troupes de Sa Majesté prussienne. »

— L’abbé Valter, fusillé pour le même crime.

— L’abbé Wurtz, fusillé pour le même crime.

— L’abbé Ravaud, fusillé pour le même crime.

— L’abbé liées, fusillé pour le même crime.

— L’abbé Michel, vicaire de Bois Colombes, frappé à Buzenval d’une balle en pleine poitrine, et laissé pour mort sur le champ de bataille. Décoré de la Légion d’honneur.

— L’abbé Blanc, près de Vitry-sur-Seine, électrisant par ses paroles un bataillon de mobiles de l’Indre, qui, après avoir reçu sa bénédiction à genoux, prit à la baïonnette la Maison-Blanche ; blessé mortellement, l’abbé Blanc crie a ses moblots :« Ne faites pas attention, mes enfants ; en avant pour In Patrie ! »

— Le P. Mercier, dominicain, frappé de quatre coups de feu Ôû combat de Villers-Bretonneux, et décoré pour son courage, sur, la proposition du général Faidherbe.

— Le P. Jouin, Dominicain, décoré pour sa bravoure pendant la campagne de l’armée du Nord.

— Le P. Chavagne, Mariste, aumônier des mobiles du Puy-de-Dôme, décoré pour action d’éclat.

— Le P. Briant, Oblat, félicité devant les troupes pour avoir sauvé, au combat de Fréteval, une partie de son bataillon.

— Le P. de Damas, Jésuite, blessé à Belfort en assistant les soldats aux avants-postes.

— Le P. Vauttier, Jésuite, accompagnant une batterie pendantla bataille de Pont-Noyelles, animant et retenant par ses exhortations les artilleurs prêts à quitter la position.

— Le P. de Rochemonteix, Jésuite, frappé d’un coup de sabre et fait prisonnier sous Orléans, pendant qu’il ramassait un blessé, puis s’évadant et allant mourir au Mans parmi les soldats varioleux qu’il y soigna.

— Le P. Alexis Clerc, Jésuite, ancien lieutenant de vaisseau, courant parmi les tirailleurs recueillir les blessés dans les combats de Champigny et de Bagneux.

— Le P. Noury, Jésuite, traversant les lignes prussiennes pour aller renseigner la délégation de Tours sur les positions occupées par l’ennemi autour de Versailles.

— Le P. Taugny, Jésuite, ramenant au feu une compagnie de mobiles qui se débandaient et enlevant avec eux un poste prussien ; blessé deux fois en vingt jours ; mort des souffrances endurées pendant la guerre, etc., etc.

 

Tous ces traits d’héroïsme patriotique et chrétien, n’ont trait qu’à la guerre de 1870. Ils ne forment pour ainsi dire qu’un bien faible alinéa au livre d’or du clergé catholique. 

25/03/2014

Fac-similé d'un billet authentique

Après la première nuit passée dans sa nouvelle prison, le P. Clerc annonça à son frère son changement de domicile par un billet d’un laconisme significatif, écrit sous les yeux des guichetiers et des agents de la Commune:

A Clerc_Lettre a son frere (21 mai 1871).jpg

 

 

« Mon cher Jules,

« Hier, lundi 22, nous avons été déménagés et nous sommes actuellement à la Roquette, probablement pour plus de sûreté.

« J’ai vu cette nuit la lune et les étoiles, et je t’écris sur le rebord de ma fenêtre, sous le ciel bleu ; eu reste, ni table, ni chaise. La vie de l’homme peut être très-simplifiée.

« Nous ignorons nos nouvelles conditions d’existence ; elles paraissent ne pas nous faire un isolement aussi complet qu’à Mazas.

 

« 4e section, n° 6. Grande Roquette. »