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07/08/2010

actu août 2010

la bibliographie a été mise à jour (et ce n'est pas fini !)

05/04/2010

Evocation du Père Alexis Clerc

Nous avons trouvé une brève évocation du Père Alexis Clerc sur le site de l'Union Sportive Lavalloise.
à retrouver sur : [ http://www.uslaval.fr/?q=node/29 ]

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Historique

1855 - 1950 : Beauregard

Le 13 mai 1855, sur le lieudit « Le Petit Beauregard » il ouvrait les portes de son association à 12 garçons, 8 jours après ils étaient 24 et les demandes d'admission affluaient sans cesse. L'aumônier était l'abbé Moriceau. Un petit oratoire simple et pauvre, sans lequel l'œuvre eut été impossible, avait été construit.

Peu de temps après, M. des Touches faisait appel aux Pères jésuites de Saint Michel pour le seconder dans ses différentes charges.

Le Père Argand (1828-1892) devenait le premier directeur de « l'Association Notre-Dame-de-Beauregard ». Il était remplacé par le Père Jules Arnold ; qui devait mourir en 1870 en faisant sauter volontairement la citadelle de Laon.

1862, le Père Alexis Clerc lui succédait, son passage devait laisser une empreinte profonde. Lui aussi  devait mourir en héros, abattu le 24 mai 1971 sur le chemin de ronde de la prison de Mazas par les « Communards ».

Que faisait-on à cette époque à l'œuvre : chaque dimanche ou fête, à 8 heures, les portes s'ouvraient, les enfants écoutaient la messe, puis ils s'en retournaient dans leurs paroisses respectives pour y suivre ou chanter les grands offices. Dès 13 heures, tout ce petit monde envahissait les cours et l'on y pratiquait tous les jeux connus : les barres, la balle au chasseur, le ballon, les quilles, les boules, l'escarpolette ! Si le temps n'était pas de la partie, on s'adonnait aux cartes, au loto, aux pacifiques dominos et même à l'antique jeu de l'oie. Les plus grands, en compagnie du directeur, pouvaient fumer une cigarette dans un petit kiosque qui leur était réservé, autre prérogative, ils jouaient au billard. La devise était « jeu et Prières », la journée se terminait par une courte instruction et le salut du très Saint-Sacrement.

L'œuvre atteignait la centaine lorsque le propriétaire reprit son terrain.

Grâce à Mgr Sebaux, ancien curé des Cordeliers alors supérieur du grand Séminaire, l'association obtint un terrain situé en face de cet établissement qui venait d'être construit.

1864, M. de Touches, de ses propres deniers et de quelques dons généreux, faisait élever tous les bâtiments utiles à un patronage modèle : chapelle, salles de jeux, gymnase avec tous ses accessoires et un théâtre avec un balcon. L'ensemble était inauguré le 28 janvier.

1865, le théâtre était fortement apprécié, en avril, on jouait « une mauvaise ascension » sous l'effet des applaudissements et des trépignements des spectateurs un peu trop enthousiasme, le balcon s'écroulait sur le parterre, il n'y eut que quelques blessés légers.

1869, le Père Jourdain prenait la direction. Chez les associés, on relevait les noms d'Auguste Goupil, qui sera le père d'Albert Goupil futur maire de Laval, ainsi que celui de Louis Buron qui deviendra président des Anciens.

1871, c'était la fin de la guerre, un bataillon de zouaves pontificaux cantonnait à Laval, ils viendront suivre une retraite pascale prêchée par le Père Dousset ; ils reviendront en 1873, cette fois le commentateur sera le Père Billot, le futur cardinal.

1874, les Pères jésuites laissaient la direction au grand séminaire. L'abbé Rebours, vicaire à Notre dame, était désigné avec l'abbé Fourneau, vicaire à Saint Vénérant. L'abbé Rebours n'ayant aucune vocation pour ce genre d'apostolat abandonnait. L'abbé Fourneau continuait seul, tout en assurant l'aumônerie de l'école normale des garçons, ce poste étant supprimé il venait loger à la société, il la quittait le 2 février 1885 pour devenir curé à Parné. Il avait été un parfait directeur mais s'y était beaucoup fatigué.

L'abbé Letourneur Paul, fils d'un des fondateurs de Saint Vincent de Paul, avait été capitaine pendant la guerre de 1870, ordonné prêtre en 1879 et vicaire aux Cordeliers le remplaçait. Homme d'une grande bonté, il faisait construire avec sa fortune personnelle la maison de l'aumônier, comme adjoint il avait l'abbé Chevron, qui mourait peu après le 16 avril 1886 de la variole qui avait sévi sur toute la France.